Le Saint Curé d’Ars
Jean-Marie Vianney, le futur curé d’Ars, est né le 8 mai 1786 à Dardilly, près de Lyon, dans une famille de paysans très pieux.
Dans son thème natal le Soleil (la lumière, le cœur spirituel) se place sur la cuspide de la maison IV en Taureau (foyer de travailleurs de la terre) et Vénus (l’amour), qui gouverne cette maison, symbolisant le foyer familial est également en Taureau et en IV avec la Part de Fortune. Plus tard cette maison IV représentera son église, son presbytère et bien plus encore.

Trois ans après sa naissance éclate la Révolution française, le chaos s’installe en France et la pratique religieuse est interdite par les révolutionnaires. Les biens du clergé sont réquisitionnés et de nombreuses églises sont pillées et brûlées ou alors transformées en « Temples de la Raison ». Sous la terreur plus de 1000 prêtres et 200 religieuses sont fusillés ou décapités pour avoir refusé de prêter serment.
A Dardilly et dans de nombreuses campagnes françaises les messes continuent cependant de se célébrer de manière clandestine. Ainsi Jean-Marie fera sa première communion à l’âge de 10 ans dans une grange, lors d’une de ces messes clandestines, célébrée par un prêtre résistant. C’est lors de ce sacrement qu’il ressent comme un appel, celui de devenir prêtre lui-même. Evidemment il n’en n’est pas question, il n’est même pas question pour lui d’aller à l’école car le quotidien est d’aider ses parents dans le dur labeur des champs.
Quand Napoléon arrive au pouvoir, les persécutions religieuses cessent, les églises sont réouvertes, le catholicisme et son culte sont rétablis.
Jean-Marie Vianney attend l’âge de 17 ans pour faire part à sa mère de son désir de devenir prêtre : « Je voudrais gagner des âmes au Bon Dieu », lui dira-t-il. Sa mère, très pieuse, en est très heureuse mais son père, lui, ne peut s’y résoudre car il a besoin des bras de son fils pour les travaux de la ferme.
Finalement à 20 ans Jean-Marie va pouvoir suivre une formation sacerdotale, qui se révèlera un parcours du combattant pour lui qui n’a pratiquement pas été à l’école et qui ne connait pas un mot de latin, langue indispensable pour célébrer la messe !
Le grand triangle en signes de Terre, Soleil Taureau-Lune Vierge-AS Capricorne dit sa détermination, sa persévérance, son humilité et son équilibre intérieur sans failles comme s’il se suffisait à lui-même. Cependant il ne sera pas seul sur ce chemin car l’abbé Balley, curé d'Ecully, admiratif de la grande piété du jeune homme, le prend sous sa protection et devient son guide tout au long de sa formation.
En 1809, Jean-Marie est réquisitionné pour rejoindre l’armée napoléonienne afin de combattre pendant la guerre en Espagne. Impossible pour lui de tuer, il désertera.
Il retourne auprès de l’abbé Balley et après bien des difficultés, des échecs, des découragements, Jean-Marie finit par être ordonné prêtre le 13 août 1815 à l’âge de 29 ans (âge du retour de Saturne, maitre de son AS Capricorne, sur sa position natale : âge de la responsabilité).
En 1818, Jean-Marie a alors 32 ans quand l’évêque le nomme curé à Ars (Ars-sur-Formans), petite commune de 230 habitants située à 40 km de Lyon, qu’il découvre fort délabrée tant au niveau physique, moral que spirituel. Il se donne alors mission de réveiller la foi de ses paroissiens par ses prédications mais surtout par sa prière, la confession et sa manière simple voire austère de vivre (il mange et dort très peu : AS Capricorne avec Saturne conjoint Pluton en I et Lune en Vierge).
Au vu de sa Révolution solaire (RS) de 1818 on devine que sa tâche sera bien difficile : l’AS de RS tombe en Scorpion en conjonction avec le Nœud Sud (retour de vies passées tourmentées) et sur la conjonction natale Lune Noire-Porte Invisible en maison IX natale (peur de ne pouvoir assumer et assurer sa mission religieuse, le doute a en effet souvent étreint Jean-Marie Vianney). Pluton, maitre de l’AS de RS, conjoint à Saturne et Chiron en Poissons s’opposent à la Lune natale en Vierge : de multiples épreuves, des sacrifices, des privations, jalonneront son long sacerdoce (41 ans à Ars).

Vesta (la pureté, le sacrifice, le feu sacré) transite sur son Neptune natal Balance, soulignant l’exigence de la voie spirituelle qu’il s’apprête à suivre.
La conjonction Neptune-Uranus de RS en Sagittaire s’oppose à sa conjonction Lune-Lune noire de RS en Gémeaux et fait un carré à sa Lune natale en Vierge elle-même en opposition, nous l’avons vu, avec Saturne-Pluton-Chiron en Poissons (la figure forme une croix cosmique) : sa foi authentique aura fort à faire pour éveiller la conscience de ses fidèles, leur enseigner la parole de Dieu (« le bon Dieu » comme il aimait à l’appeler), leur monter les bienfaits ineffables de la prière, du pardon et les garder comme un bon pasteur dans l’enclos de la rédemption.
Mars, 1er maitre de l’AS Scorpion de RS, se trouve en Cancer sur son DS natal (ses paroissiens) et sur sa conjonction Mars-Uranus radicale (son action inspirée et éveilleuse), en double sextile à son Soleil Taureau et sa Lune Vierge natals : l’énergie spirituelle du curé d’Ars, ses actions alliant le service, l’abnégation, le pragmatisme, l’écoute bienveillante seront toujours tournées vers et pour les autres.
Revenons à la vie du Saint Curé d’Ars et à son thème natal.
Tout au long de son sacerdoce il restaure et embellit son église (Vénus Taureau maîtresse de maison IV) et fonde un orphelinat : « La Providence » tout en prenant grand soin des plus pauvres (Vénus Taureau conjointe Chiron Gémeaux en IV).
Il leur disait : « Le plus grand plaisir de Dieu c’est de nous pardonner. Oui car la miséricorde de Dieu est plus grande que notre péché ».
Plus les années passaient plus les fidèles se pressaient au confessionnal. Le curé d’Ars pouvait passer jusqu’à 16 h par jour à confesser ses ouailles qui sortaient du confessionnal bouleversés, comme transformés, prêts à s’améliorer.
En outre ses paroissiens étaient très impressionnés par les facultés visionnaires du curé qui semblait lire à travers eux comme dans un livre ouvert (Neptune Balance en trigone partile à Pluton Verseau et Mars-Uranus Cancer conjoints à la cuspide de VII) : en confession, il rappelait lui-même au pénitent les raisons de sa venue et les péchés omis ou oubliés.
La vie du curé d’Ars fut remplie de faits miraculeux, de guérisons, de conversions renversantes.
Comme le Christ, il pouvait multiplier le pain : un jour qu’il ne restait pratiquement plus de farine dans l’orphelinat « La Providence » qui accueillait une soixantaine de jeunes filles, la boulangère désemparée vient trouver le curé d’Ars qui la rassure : « Priez et faites votre pain ». A mesure qu’elle pétrit la pâte, celle-ci se met à gonfler jusqu'à remplir tout le pétrin (il ne faut pas oublier que le curé d’Ars possède 4 planètes en Taureau, signe de terre et d’abondance). Le curé apprenant cela lui dit avec simplicité « Dieu est bien bon ».
Il obtint par la prière de nombreuses guérisons : infirmes, malades, paralysés ou aveugles repartaient valides et à chacun il disait avec humilité « Ce n’est pas moi qui fais des miracles, c’est Dieu qui passe à travers moi ».
Ces miracles ont bien sûr attiré à Ars-sur-Formans de très nombreux malades et pèlerins venant de la France entière et de plus loin.
Il se plaisait à dire « J’obtenais du bon Dieu tout ce que je voulais, pour moi comme pour les autres ».
La Vierge Marie lui apparaissait et une paroissienne fut même témoin d’une « conversation » qu’il avait avec Elle. Le curé d’Ars resta cependant toujours très discret sur ces apparitions mariales lâchant seulement cette phrase laconique « Avec la Sainte Vierge nous nous connaissons bien ».
Comme de nombreux mystiques ou guérisseurs (dont Padre Pio), Jean-Marie Vianney fut tourmenté par le diable qu'il surnommait « le grappin ». Le démon se manifestait la nuit par des coups, des rugissements, un vacarme assourdissant venant de sa chambre et du presbytère.
Nous retrouvons dans le thème de Jean-Marie Vianney, tout comme dans celui du Padre Pio, la prégnance de Pluton, seigneur des enfers, en relation avec l’Ascendant ou le maitre de l’AS.
Pour le Padre Pio, Pluton, maitre de son AS Scorpion, est en étroite conjonction avec le Soleil, dans le signe double des Gémeaux, symbolisant ce combat, ce duel spirituel entre l'ombre (Pluton) et la lumière (Soleil).
Chez le curé d’Ars, Saturne, maitre de l’AS Capricorne, est conjoint étroitement à Pluton en Verseau en maison I et applique un carré à son Soleil en Taureau en IV : le maitre des ténèbres (Pluton) s’attaque là aux fondements, à la stabilité, à l’endurance, à la droiture et à la lumière de l’être (Saturne /AS Capricorne carré Soleil).
Le don visionnaire du curé d’Ars alla jusqu’à la connaissance de la date de sa propre mort : un jour une femme vient se confesser, le curé lui parle de saint Jean-François Régis et du pèlerinage qui lui est dédié où cette dame se rend tous les ans. En la quittant, il lui dit « Au revoir, dans trois semaines nous nous reverrons ».
Trois semaines plus tard, ils mouraient presque en même temps. Le saint curé d’Ars est mort d’épuisement le 4 août 1859 vers 2 heures du matin.
L’épuisement se lit dans l’encadrement du Soleil du jour du décès par Mars et Saturne en Lion (le cœur a sans doute lâché) en opposition à la conjonction natale Saturne-Pluton et en carré à la conjonction Mercure (maitre de la maison VIII, la mort) - Soleil natal sur le FC (conditions de la fin de vie).

La Lune Noire est très présente ce jour-là, comme dans pratiquement tous les thèmes de décès (voir mon article sur la mort) : les Lunes noires moyenne et corrigée transitent en Verseau à l’opposition du Soleil du jour en Lion ; la Lune noire vraie transite au même degré (26°) que le Nœud Nord natal en Capricorne à l’opposition partile de Vénus (26°) qui transite le Nœud Sud natal à 26° du Cancer ; quant à la Lune de cette nuit de départ vers l’Au-delà, elle passe sur sa Lune noire vraie natale en Balance sur la cuspide de sa maison IX (le grand voyage).
La Lune Noire symbolise pour moi la porte de sortie de l’incarnation, le retour au « paradis perdu », à cet autre monde dont la nostalgie nous tenaille toute notre vie (plus ou moins selon des êtres).
A la mort du curé d’Ars, les grâces et les miracles ont continué de pleuvoir sur tous ceux qui s'approchaient de son corps ou le priaient avec ferveur.
Une foule de plus de mille personnes, dont l’évêque et tous les prêtres du diocèse se pressèrent à ses obsèques.
Jean-Marie Vianney, curé d’Ars pendant 41 ans, fut béatifié le 8 janvier 1905, et déclaré la même année, « Patron des prêtres de France ».
Canonisé en 1925 par le pape Pie XI (la même année que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus), il sera proclamé en 1929 « Patron de tous les Curés de l’univers ». Le Pape Jean-Paul II est venu à Ars en 1986 à l'occasion du bicentenaire de la naissance de saint Jean-Marie Vianney.
En 2009 c’est la proclamation de l'Année du sacerdoce, année de Jubilé pour le 150e anniversaire de la mort du « Saint Curé ».
Aujourd’hui Ars accueille 550 000 pèlerins par an. Un séminaire a été ouvert en 1986, qui forme les futurs prêtres à l’école de « Monsieur Vianney ».
En 2010, une Année Sacerdotale fut déclarée par le Pape Benoît XVI pour toute l’Église, sous l’égide du Saint Curé.
Pas moins de 14 églises catholiques en France et 6 à l'étranger (Belgique, Australie, Québec, Pologne, Cameroun, Côté d'Ivoire) portent le nom de Saint-Jean-Marie-Vianney.
En scrutant attentivement le thème astral de Jean-Marie-Vianney, le saint Curé d’Ars, un fait notable et signifiant apparait : par le jeu des maitrises toutes les planètes ramènent à Vénus (29° Taureau, en domicile au degré anarétique) qui gouverne ainsi l’ensemble de son thème natal !
Un exemple, la Lune est en Vierge, elle est donc gouvernée par Mercure qui se trouve en Taureau donc sous la régence de Vénus. Autre exemple Saturne et Pluton sont conjoints en Verseau, or Uranus maitre du Verseau est conjoint à Mars en Cancer, signe gouverné par la Lune dont nous venons de voir qu’elle est sous la maitrise de Vénus. Quant à Neptune en Balance, il est bien entendu dans le domicile de Vénus.
Pas une planète, pas un astéroïde du thème du curé d’Ars n’échappe à cette Vénus omnipotente ! Et Vénus, à part l’Art, la beauté, le plaisir, l’harmonie, tout le monde le sait, c’est l’Amour !
Voici quelques citations du curé d’Ars qui en atteste :
« La vie intérieure est un bain d'Amour dans lequel on se plonge ».
« Si, à ma mort, je m'aperçois que Dieu n'existe pas, je serai bien attrapé, mais je ne regretterai pas d'avoir passé ma vie à croire à l'Amour ».
« Notre langue ne devrait être employée qu'à prier, notre coeur qu'à aimer, nos yeux qu'à pleurer ».
« Si nous savions toujours entretenir le feu de l'Amour de Dieu dans notre coeur par des prières et des bonnes oeuvres, il ne s'éteindrait pas ».
« Dans cette union intense qu'est la prière, Dieu et l'âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble ».
J’aimerais pour ma part terminer mon article par cette citation du Saint Curé d’Ars qui me touche tout particulièrement : « La Foi, c'est parler à Dieu comme à un homme ».
Le 23 janvier 2026
Bibliographie
https://hozana.org/saints/saint-cure-d-ars/miracles
https://www.arsnet.org/le-cure-dars/
https://www.reflexionchretienne.fr/pages/articles-divers/saint-cure-d-ars/decouvrir-divers-citations-du-saint-cure-d-ars.html
https://www.youtube.com/watch?v=05sYJPTrAio
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Date de dernière mise à jour : 23/01/2026