Omraam Mikhaël Aïvanhov

Fondateur de la Fraternité Blanche Universelle

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, initialement Mikhaël Ivanoff, est né le 31 janvier 1900 à 0h25 (HL) à Srptsi, petit village situé dans la municipalité de Bitola, au sud-est de la République de Macédoine.  Il quitte cette terre le 25 décembre 1986 à Fréjus.

Fm 1911Sa famille est très modeste, il vit avec sa mère, Dolia, loin de son père qui tient un commerce de charbon de bois à Varna sur les rives de la mer Noire, à l'Est de la Bulgarie. Après le pillage de son village natal par les Grecs, Dolia décide que la famille doit rejoindre son mari et s'installe à Varna, Omraam a alors 7 ans. Un an après son père meurt. Entre deuil, pauvreté, insécurité liée à la guerre la vie du jeune Mikhaël est une école d’endurance et de privation.

 

La maison IV de son thème, qui fait référence à son foyer natal et à son père, est en Verseau. Saturne, maitre traditionnel du Verseau, se trouve en maison II en Capricorne, nous peignant l’austérité qui règne dans la maison familiale. Quant à Uranus, maitre moderne de ce signe, en double carré à Vénus et la Lune noire et en opposition à Pluton en maison VIII, il nous délivre l’image d’un chagrin lié au décès prématuré de la figure paternelle.

 

Omraam

 

À dix-sept ans il rencontre à Varna le maître spirituel bulgare Peter Deunov dont il suivra l'enseignement ésotérique chrétien pendant 20 ans. Il est intéressant de noter que dans la révolution solaire de ses 17 ans (RS 1917), le Noeud lunaire Sud de Mikhaël Ivanoff se retrouve au même degré que le Soleil de Peter Deunov (à 19° du Cancer) : le destin replace ainsi sur la route du disciple le maître qui semble être une vieille connaissance karmique. 

Ce dernier incite Mikhaël Ivanoff à poursuivre ses études à l’Université de Sofia où il obtient son diplôme universitaire, ce qui lui permet de devenir professeur puis directeur de collège en 1934.

En 1937, aux approches du deuxième conflit mondial, pressentant que les troubles politiques entraîneront l'interdiction de toute association de caractère spirituel en Bulgarie, Peter Deunov envoie Mikhaël Ivanoff en France, pour préserver son enseignement, le propager et le développer.

Au moment de son arrivée en France, le 22 juillet 1937, l'axe de Noeuds, encore lui (l'axe des Noeuds lunaires est le plus souvent mis en exergue lors des évènements clés de nos destinées) est superposé à sa position natale : c'est l'heure d'accomplir sa mission de vie. Le Noeud Sud en particulier est en conjonction partile à la Vénus du jour et à Pluton natal et se place de ce fait en quadrature de Vénus natale, en opposition à Uranus natal mais aussi au carré de Neptune qui transite à l'opposition de Vénus radicale nous livrant le sentiment poignant d'exil et le déchirement affectif que l'obéissance à son maître a du lui infliger.

 

Fm 1937« Frère Michaël », comme on l'appelle alors, donne sa première conférence publique à Paris le 31 janvier 1938, à la Salle du Luxembourg, place de la Sorbonne, puis il en donnera quelques 4500 jusqu'en 1986, d'abord en France (à Paris et la région parisienne, plus tard à Fréjus dans le Var), puis en Suisse, au Canada, aux Etats-Unis, en Inde, en Suède et en Norvège.

A travers ces conférences il explore la nature humaine sous tous les plans : individuel, familial, social, spirituel et planétaire. Son enseignement est essentiellement oral, ses conférences sont sténographiées et seront publiées ultérieurement : en 1946, un premier recueil des conférences de 1938 est publié sous le titre « Amour, Sagesse, Vérité » avec une introduction de Lanza del Vasto, puis c’est en 1974 que commencent à paraître ses Œuvres Complètes en 32 tomes aux éditions Prosveta.

 

Aider l’être humain à retrouver sa dimension spirituelle (qu’il appelle sa nature supérieure ou divine), à se perfectionner, à se renforcer et à s’épanouir au cœur du monde où il se trouve, voilà son objectif prioritaire et constant.

Ecoutons-le : « Ce que je souhaite par cet enseignement, c’est vous donner des notions sur la vie, sur vous-même, comment vous êtes construit, quelles relations vous avez avec l’univers tout entier, et quels échanges vous devez faire entre vous et l’univers qui est la Vie »…« Le travail intérieur, individuel, s’inscrit également dans une perspective plus large et universelle : il permet de développer la conscience que nous sommes tous citoyens du cosmos, membres de la grande famille humaine, la fraternité universelle, fils et filles d’un même principe cosmique ».

Ces dernières paroles résonnent en parfaite cohérence avec les principes mêmes du signe du Verseau, occupé chez Mikhaël Aïvanhov par pas moins de quatre planètes et astres primordiaux : Soleil-Lune-Mars et Mercure ! Quand on voit que le Soleil maitrise la maison X, celle de la vocation, de la destinée et de la renommée, que la Lune gouverne la maison IX, dédiée à la spiritualité, à l’enseignement et au rayonnement international, que Mercure maitrise la maison XI reliée aux groupes et fraternités et enfin que Mars est maitre de l’Ascendant, donc de sa motivation et de son caractère, on mesure l’extraordinaire concentration d’énergie l’ayant mené du pauvre petit orphelin bulgare à celui que ses disciples appelleront « Maître » (dans l’acceptation orientale du terme référant à la maîtrise personnelle et au talent pédagogique). 220px omraam mikhael aivanhov

Cette appellation de « Maître » Frère Mikhaël ne l’accepta qu’après avoir effectué un séjour d’un an en Inde (entre 1959 et 1960) où il y rencontra le Mahavatar Nimcaroli Babaji, dont Yogananda avait dit que son rôle était, depuis longtemps, celui d’un guide pour les prophètes et les maîtres. Frère Mikhaël, qui s’était toujours considéré lui-même comme un disciple de son propre maître, Peter Deunov, reçoit, dans des circonstances sur lesquelles il est toujours demeuré très discret, le nom « Omraam " *.

À la suite de ce voyage, ses disciples, qui le suivaient déjà depuis 22 ans, insistèrent pour lui témoigner le respect qui lui était dû et, finalement, il accepta qu’on l’appelle « Maître ».

« Un vrai Maître, dit-il, est quelqu’un qui connaît la vérité, qui comprend parfaitement bien les lois et les principes de l’existence et les respecte. Il a aussi la volonté et la capacité de maîtriser son monde intérieur et d’utiliser cette maîtrise dans le seul but de manifester toutes les qualités et les vertus de l’amour désintéressé ». 

La position de sa Vénus en Poissons parle bien de cet amour désintéressé qui, nous l’avons vu, a du éclore sur les ruines d’un amour enfantin dévasté mais aussi de la coupure avec son maître et son pays lorsque ce dernier lui demanda de tout quitter pour s'installer en France (Vénus double carré Uranus-Pluton et opposée Lune noire : ce grand carré évoque également la maitrise des sentiments issue d’un âpre combat contre un éclatement possible sous le feu d’énergies spirituelles puissantes). Le quintile (72°) entre Saturne Capricorne et Vénus Poissons nous décrit par ailleurs un cheminement spirituel de résilience, de distanciation et de maîtrise affectives.

 

Comment ne pas remarquer l’étroite conjonction Lune-Soleil Verseau, angulaire au Fond du Ciel, de ce Maître qui, chaque matin, méditait devant le lever du soleil (en 1947, le groupe qui l'entoure achète une villa à l'abandon, renommée « Izgrev » (« lever de soleil », en bulgare) dans le haut de la ville de Sèvres. C'est là qu'il vivra de nombreuses années et que se trouvera le siège de la Fraternité Blanche Universelle (FBU) fondée la même année (en 1947).

 

La phase de lunaison d’Omraam Mikhaël Aïvanhov (lire à ce propos mon article sur les huit phases de la lunaison) est de type Balsamique (de 315° à 360°), en effet sa Lune natale s’approche à 1°24’ du Soleil, la fusion des principes féminin et masculin est presque réalisée...

Voici un rappel de ce qu’en dit Dane Rudhyar : « Le type Balsamique correspond à un stade de transition, le cycle arrive à l'état symbolique de semence, et cette semence doit devenir la fondation de la plante future, pourvu que les conditions de germination soient adéquates. Ce type de personnalité est, dans sa plus haute manifestation, prophétique et complètement tourné vers le futur, même s'il se sent aussi un produit du passé qui s'achève, un passé qu'il a totalement abandonné, soit en action extérieure ou en sentiment intérieur profond. L'individu se sent possédé par une "destinée" sociale ou mené par un pouvoir intérieur ».

Omraam Mikhaël Aïvanhov incarne à n’en pas douter la plus haute manifestation de ce type Balsamique, d’autant que cette conjonction Lune-Soleil en Verseau se trouve au trigone de Pluton Gémeaux (son message bouscule en profondeur) et au sextile de la conjonction Jupiter-Uranus en Sagittaire (symbolisant le guide spirituel épris d’universalité, de fraternité et de liberté).

Voici ce qu’il dit à propos de la Liberté (et des astres, car il s’intéressait aussi à l’astrologie) : « Le seul moyen pour l’homme de se libérer des limitations que lui imposent les astres est de travailler à rétablir consciemment le lien avec Dieu, c’est ainsi qu’il échappe à la loi de nécessité pour entrer sous la loi de la grâce. Mais cette liberté à laquelle nous aspirons tous est la dernière chose que nous obtiendrons. C’est pourquoi la liberté est considérée comme la couronne de la spiritualité ; cette couronne est un cercle de lumière que l’Initié porte au-dessus de la tête pour montrer qu’il est sorti du cercle des limitations terrestres. »

 

Cette conjonction Lune-Soleil angulaire, bien aspectée par Jupiter-Uranus-Pluton, l’amène également à vénérer le Soleil : « Je vous amène vers le Soleil pour que vous le preniez comme modèle. La vraie pédagogie, c'est que pour chauffer les autres, il faut être chaud, pour éclairer les autres, il faut être lumineux, pour vivifier les autres, il faut être vivant. Un vrai pédagogue doit émaner les qualités qu'il veut enseigner, il faut qu'il sorte de lui quelque chose de contagieux, de stimulant, d'irrésistible ! ».

Et encore : « Le plus haut idéal, c'est de prendre le Soleil pour modèle. Si vous voulez imiter un savant, un philosophe ou même un héros, un saint, un Initié, vous recevrez sans doute quelques particules de leurs vertus, mais jamais en aussi grand nombre et d'une qualité aussi pure que si votre modèle est le Soleil. »

 

Il me faut revenir sur un épisode trouble et pénible de la vie d’Omraam Mikhaël Aïvanhov.

Onze ans avant son voyage en Inde, le 17 juillet 1948, il est condamné à quatre ans de prison et dix ans d'interdiction de séjour par la 12ème chambre correctionnelle de Paris « pour des pratiques alliant occultisme à la sexualité la plus débridée », mais sur la base, selon Pierre A. Riffard, de « faux témoignages ».

Que s’est-il passé ?

En 1947, « un aventurier qui se faisait appeler Prince Cherenzi Lind, Maha Chohan (Grand chef) et Suprême Régent du Royaume de l'Agartha », soupçonné par la police d'être un ancien nazi passé au service des Soviétiques, se lie avec Mikhael Ivanoff. Ils organisent ensemble le « Congrès Spirituel de la Grande Fraternité Blanche Universelle ». Leur rupture violente (la raison serait que Mikhael Ivanoff aurait refusé d'être un agent soviétique) provoque la dénonciation par le « Maha Chohan » de la Fraternité Blanche Universelle (FBU) à la police.

En février 1950, Walter Farr, du Daily Mail, rapporte que la police et le contrespionnage français seraient convaincus que les preuves ont été fabriquées par les communistes bulgares. Le jugement est réformé en appel le 24 mars 1950, et Mikhael Ivanoff est condamné pour « outrage public à la pudeur », ce qui réduit la peine à 30 mois d'emprisonnement. Il est donc libéré ce jour-là de la prison du camp de la Châtaigneraie, à La Celle Saint-Cloud, après deux ans de détention. Le garde des sceaux aurait, selon la FBU, envoyé une lettre d'excuses pour « avoir illégalement influencé la décision du juge » qui l'avait condamné. Il faudra attendre le 28 septembre 1960, soit sept mois après son retour d'Inde en France (le 9 février 1960) pour voir prononcée sa réhabilitation officielle par la Cour d’Appel d’Aix en Provence.

Cet épisode fâcheux peut s’analyser à travers sa Vénus maitresse de sa maison VII (les ennemis déclarés, les associés, les procès) et de sa maison XII (les ennemis cachés, les épreuves, l’emprisonnement) agressée par le double carré à Pluton-Nœud Sud en VIII et Uranus-Jupiter-Noeud Nord en II. Vénus en Poissons est gouvernée par Neptune qui, positionné en Gémeaux en VIII (le mensonge qui tue) s’oppose à Saturne (maitre de ses 4 planètes en Verseau) : la trahison signifiée ici l’a atteint certainement très profondément.

Quant à la révolution solaire de 1948 elle nous montre un Saturne rétrograde en Lion en maison X natale en carré partile à l'axe des Noeuds lunaires de RS (l'heure de la rétribution karmique a sonné), un Pluton proche de Saturne et positionné sur le MC natal en opposition au Soleil (maitre de X) assiégé au même degré par les Lunes noires moyenne et corrigée : Omraam vit clairement un enfer et sa réputation (maison X) est sérieusement mise à mal.

Vénus, elle, est conjointe à Vénus natale et reforme donc le funeste carré en T natal dont nous venons de parler, aspect amplifié par le transit d'Uranus au Noeud Sud opposé à Jupiter transitant le Noeud Nord radical : la justice des hommes (Jupiter) et la justice divine (Uranus) semblent s'allier pour qu'Omraam purge et transmute les dernières scories d'amour dévoyé (Vénus carré Pluton-Noeud sud en VIII) en amour purifié.

 

Omraam m aivanhovDurant les années qui suivent son incarcération, il partage son temps entre voyages et enseignement, visitant les lieux saints de la planète, développant et implantant des associations « Fraternité Blanche Universelle » dans le monde entier (Lune maitresse de la maison IX conjointe au Soleil et au FC, au sextile de Jupiter-Uranus en Sagittaire).

 

Les thèmes de ses enseignements touchent à tous les domaines de la vie courante (7 planètes dans les maisons II et III) : soins du corps, maternité, nutrition , musique, amour et sexualité, éducation…et de la vie spirituelle : initiation, méditation, prière, naissance, mort et réincarnation, deuxième naissance, corps subtils, magie divine, Karma« véritable enseignement du Christ »….

Pour lui « la pratique spirituelle bien comprise n'est pas une fuite devant les réalités de l'existence ; au contraire, elle doit nous rendre capables de mieux assumer notre vie sur la terre. C'est son but, sa raison d'être, et c'est vers cet équilibre que nous devons tendre ».

Cet équilibre à trouver entre la pratique spirituelle et les réalités de l'existence se lit dans son opposition Neptune Gémeaux en VIII et Saturne Capricorne en II.

 

Un autre axe important qu’il lui a sans doute fallu équilibrer et maitriser peut se lire dans son Noeud Sud Gémeaux en maison VIII (l’occultisme) encadré par Pluton et Neptune qui fait penser à des vies antérieures de mage (il se qualifie lui même de mage blanc), voire de magicien (avec les abus de pouvoir que ce statut peut impliquer), et le Nœud Nord Sagittaire, encadré par Chiron et Uranus en maison II, marquant son dharma du sceau de l’initiation et de sa transmutation en enseignant et guide spirituel.

Pour moi l'axe des Noeuds lunaires dans les maisons VIII-II, accompagné des planètes transpersonnelles Neptune-Pluton au Sud et d'Uranus et de l'astéroïde Chiron au Nord, illustre la magie divine qu'il a cherché, à travers ses vies, à appréhender, maitriser et manifester.

Laissons-lui le dernier mot à ce propos (extrait du Livre de la Magie divine, édition Prosveta) : 

« La véritable magie, la magie divine, consiste à utiliser toutes ses facultés, toutes ses connaissances pour la réalisation du Royaume de Dieu sur la terre. Très peu de mages sont arrivés à ce degré supérieur où l’on n’a même plus d’intérêt pour les pratiques magiques elles-mêmes, où l’on cesse de vouloir commander aux esprits pour satisfaire des ambitions personnelles, où l’unique idéal est de travailler dans la lumière et pour la lumière. Ceux qui y parviennent sont des théurges, leur travail est absolument désintéressé. Ce sont les véritables bienfaiteurs de l’humanité. »

 

 

* Dans son ouvrage sur Omraam Mikhaël Aïvanhov, The Mystery of Light  (Le mystère de la lumière), Georg Feuerstein indique que le nom « Omraam » est formé de deux mantra « Om » et « Ram » bien connus en Inde. Il précise que : Om est le mantra le plus sacré des Hindous. Il représente l’Absolu ou le Divin. La syllabe Ram, écrite en français « Raam » pour qu’elle soit correctement prononcée, est le mantra qui représente l’élément feu.

Dans l’ouvrage autobiographique « Afin de devenir un livre vivant », Omraam Mikhaël Aïvanhov donne quelques précisions au sujet de son nom et en explique le sens initiatique comme suit : 
« Le nom que l’on m’a donné dans l’Inde, Omraam, correspond aux deux processus  « solve » et « coagula » des alchimistes : Om dissout les choses, les rend subtiles, et Raam les matérialise, les concrétise. Le nom Omraam est donc tout un processus de concrétisation : l’idée invisible, impalpable qui doit s’incarner sur la terre pour que le monde entier puisse la voir, la toucher. »

 

Le 30/01/2019

 

Bibliographie :

 

https://www.prosveta.fr/omraam-mikha%C3%ABl-a%C3%AFvanhov

https://www.prosveta.com/omraam-mikhael-aivanhov.phtml?language_id=1

http://fbucanada.com/autres-themes/english-lastrologie/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Omraam_Mikha%C3%ABl_A%C3%AFvanhov

https://www.prosveta.ch/le-nom-omraam

 

 

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 07/02/2019